La famille de Balaguier est une des plus anciennes du Rouergue et du Quercy. Certains prétendent qu’elle tirait son origine des princes de Catalogne et de Majorque, il existe d’ailleurs un hameau nommé Balaguier dans l'Aude.
"Cette famille importante, qui se confond parfois avec celle de Cardaillac, prétendit avoir quelque chose de plus que les autres. En effet, en 1300, Bertrand de Balaguier se dit coseigneur de Cajarc et de Capdenac et confirme des ordonnances portées par les consuls, et l'on ne voit pas que proteste «Galhard Bourcier, bayle de Cajarc pour le redoptador payre en christ monsenhor Sicart de Montaigu, avesque de Cahors». Coseigneur, il avait bien le droit de prendre ce titre, parce qu'il avait des biens dans la presqu'île d'Andressac. Comme viguier avait-il le droit de confirmer les ordonnances consulaires ? Sans doute, puisque le bayle assiste à cet acte, ainsi d'ailleurs que d'autres viguiers." (Edmond Albe)

En 1232, les Seigneurs de Balaguier firent bâtir deux chapelles au couvent des Cordeliers à Villefranche ; leurs armes figuraient, d'après Claude de Bruyère, aux voutes de ces deux chapelles.
Les Armes de la famille de Balaguier : d'or à trois fasces de gueules, figurent dans Le troisième salle carrée du musée de Versailles où quatre salles sont réservées aux croisades. Guillaume de Balaguier, seigneur de Montsalès a en effet participé à la première croisade de Saint Louis (I248-I254) septième de la série générale .Sa participation à la croisade a été connue par la découverte vers 1840, chez un antiquaire parisien, de titres d'emprunt contractés par les croisés de Philippe-Auguste et de Saint Louis, à de riches marchands de Pise et de Gènes. Ces titres proviendraient des archives de la Société de Saint-Georges, banque où les négociants déposaient leurs billets de créance. Lors de l'occupation de la Ligurie en 1796-97, par les armées révolutionnaires commandées par Bonaparte, les archives de la société Saint Georges furent pillées et allèrent se couvrir de poussière dans quelque recoin d’une boutique de Paris.
A l'époque des croisades, quand les Papes firent appel à la chrétienté pour reprendre aux musulmans le tombeau du Christ, un des membres de la noble famille de Balaguier "se croise" pour aller délivrer les lieux saints.
On possède ainsi de nombreux titres de créances, semblables à celui souscrit par Guillaume de Balaguier. A la suite d'un de ces titres daté de juin 1250 et signé en bonne et due forme, où cinq gentilshommes français, pour partir à la croisade, font un emprunt de 150 livres tournois garanties par leurs biens mis en hypothèques, on peut lire l'acte suivant :"aux mêmes préteurs, Dominique de Telia et Marco Ciconia, de Gènes, également en juin 1250, sous la garantie du comte Alphonse et sous le sceau du premier nommé : Hugues de Riergues, Raymond de Séverac, Guillaume de Balaguier, Motel de Lapanouse et Bernard de Lévezou, tous Rouergats, sauf Hugues de Riergues et qualifiés de damoiseaux, font sur un autre document reconnaissance d'un prêt de 300 livres."
Ainsi, grâce à ce document, nous savons que Guillaume de Balaguier, damoiseau, c'est-à-dire gentilhomme, qui n'était pas encore chevalier, a participé à la première croisade de Saint Louis.

En 1303 ; Bertrand de Balaguier envoya dix hommes an service du roi Philipe le Bel pour la guerre des Flandres. Mais à partir de cette époque, il semble bien que la famille de Balaguier quitte définitivement son pays d'origine ; en effet les actes notariés de Figeac ne mentionnent aucun Balaguier se disant seigneur de Balaguier. Cette famille avait essaimé dans les environs et s'était alliée à d'autres puissantes familles : les seigneurs de Cajarc et de Capdenac ; vers I300, cette famille prend le nom de Cardaillac et c'est à elle qu'appartenaient les Cardaillac, seigneurs de Brengues et de Montbrun dont les terres s'étendaient sur Saujac et sur divers fiefs en Rouergue. Aux XIV° et XV° siècles les Balaguier classiques sont seigneurs de Montsalès et de Salvagnac-Cajarc…
Bien qu'elle eut eu de très nombreuses branches, il est à peu près certain que la famille de Balaguier est originaire du village qui porte son nom, et qui, tout le monde en convient, a perdu toute trace de sa grandeur passée., en effet elle a tenue dans le Rouergue un des premier rang par ses services, la possession d’un grand nombre de terres seigneuriales et titrées, et ses alliances avec les plus anciennes races du pays.
De Barreau dans son livre intitulé "documents historiques et généalogique du Rouergue" en donne la certitude. La famille de Balaguier très florissante au XII° siècle s'éteignit au XVI° siècle et ses vastes domaines passèrent par les femmes dans celles des ducs d'Uzès (Gard).
Le haut de Balaguier en 1953
